Agents utilisés pour l'euthanasie
1. Barbituriques
2. Association
Les drogues utilisées pour l’euthanasie peuvent provoquer la mort selon deux mécanismes différents: l’hypoxie induite par les curarisants par exemple et la dépression des centres respiratoire et cardio-vasculaire. Les méthodes douces induisant un minimum de souffrance et produisant d’abord l’état d’inconscience avant la mort sont évidemment à privilégier. De ce point de vue, l’euthanasie peut se définir comme une anesthésie dépassée. L’usage des curarisants seuls est éthiquement inacceptable.
1. Barbituriques
Les effets des préparations reprises dans cette rubrique sont détaillés dans le chapitre consacré à l’usage des barbituriques en anesthésiologie. Les préparations reprises ci-dessous ne peuvent être utilisées pour l’induction de l’anesthésie vu la concentration en principe actif.
- DOLETHAL (Vétoquinol)
- pentobarbital sodique: 200 mg/ml
- solution injectable iv, icard
- Posologie:
- Ca, Fe: 200 mg/1,5 kg
- flacon 100 ml
250 ml - R/psych
- NATRIUM PENTOBARBITAL 20% (Kela Laboratoria)
- pentobarbital sodique: 200mg/ml
- solution injectable iv, icard
- Posologie:
- Ca, Fe: 100 - 200 mg/kg
- flacon 100 ml
- R/psych
- RELEASE 300 mg/ml sol inj (WDT)
- pentobarbital sodique: 300 mg/ml
- solution injectable iv, (icard, sauf chez Av)
- Posologie:
- En fonction de l'espèce cible
- Les animaux euthanasiés sont impropres à la consommation
- flacon 100 ml
- R/psych

2. Association
Indications
Le T-61® est une spécialité injectable destinée uniquement à l’euthanasie et ne contenant pas de barbiturique mais un mélange de trois molécules actives.
Pharmacodynamie
L’embutramide est un narcotique à action centrale inhibant le système nerveux central, principalement au niveau des centres respiratoires et circulatoires. L’iodure de mebenzonium exerce un effet curarisant déprimant les muscles striés y compris respiratoires. Enfin la tetracaïne, un anesthésique local inclus dans la préparation, permet selon la notice une injection indolore. Les effets cardiaques ne sont toutefois pas à exclure.
Pharmacocinétique
Il est vivement conseillé d’utiliser cette spécialité uniquement par voie intraveineuse ou éventuellement par voie intracardiaque chez les animaux anesthésiés, car l’administration par une autre voie ne garantit pas de manière absolue que l’embutramide, responsable de la perte de conscience, agisse chronologiquement en premier lieu. Il est pourtant indispensable que cette dépression du système nerveux central précède le blocage neuromusculaire sous peine d’imposer une mort par asphyxie d’un animal conscient. Le respect scrupuleux des posologies est capital de ce point de vue.
Précautions particulières/Risques pour l’homme
Ces produits étant également actifs chez l’homme, il convient de prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter une auto-injection accidentelle.
- T 61 (Intervet)
- embutramide: 200 mg/ml
iodure de mébézonium: 50 mg/ml
tétracaïne chlorhydrate: 5 mg/ml - solution injectable iv, icard, ipulm
- Posologie:
- Ca:
- iv, icard: 0,3 ml/kg
- ipulm:
- (< 10 kg PV): 0,7 - 1,0 ml/kg
- (> 10 kg PV): 10 - 20 ml/animal
Fe (ipulm):
âgé de quelques jours: 1 ml/animal
- (âge < 6 m): 3 ml/animal
- (âge > 6 m): 5 ml/a,imal
- (> 5 kg PV): 10 m/animal
vison (ipulm): 0,5 - 1 m/animall
Eq, Bo (iv): 4 - 6 ml/50 kg
autres (oiseau, animal de laboratoire) (ipulm): 0,5 - 2 ml/animal - Les animaux tués ne peuvent pas être destinés à la consommation humaine
- flacon 50 ml
- R/
